L’appel des étalons (16/02/2026)

Tant de désirs en ce bois me cavalent,
Un tel appel frémissant d’étalons
Que je panique et mouille mes crins blonds
En voulant fuir, moi que leurs voix ravalent
Au rang de bête aux abois, de jument
Chaude dont les flancs rêvent dans la crainte
À leur amour, leurs membres, leur empreinte,
Mes cris, ô, mes rauques hennissements…

Tant d’ombres, oui, me suivent là-derrière
Dont je sens l’haleine brûler ma peau
Que, dépouillant mes derniers oripeaux,
J’irai m’étendre nue dans la clairière.

06:06 | Lien permanent | Commentaires (0)