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Quand j’ai bu j’abuse Chienne hallucinée j’aboie comme un trou Appelle à ces vices où je suis l’écrou Pour vingt avinés m’abreuvant la buse
J’enfle quand j’ai bu Éponge absorbant le mousseux la goutte Grimpant les degrés rien ne me dégoûte Ça fuse et ça sabre en mes attributs
Quand j’ai bu je pousse Au crime amoureux les intempérants Pochtrons dont j’extrais l’âme en soupirant Au mépris que leur pichet m’éclabousse
J’outre quand j’ai bu Regrossis les traits les revide ô l’outre Pompe avide écluse à partout s’en foutre J’étais pourtant pas soiffarde au début
Quand j’ai bu je roule Sous la table avant d’avoir digéré Ces fourbes excès de sexe à gérer Qui me font fondre et m’imbiber des foules Quand j’ai bu j’abuse et baise et m’écroule
Tu t’envoies des messieurs de tous les âges Qui t’éclatent le panier, belle des joncs On t’éjacule au bide ou au visage Fourrée de la tête aux pieds, belle des joncs
Tu s’rais pas la plus cochonne de Bayonne à Dijon ? Cochonne chonne chonne, dis, belle belle des joncs
Exprès tu t’adonnes au covoiturage Avec dix hommes ou bien vingt, belle des joncs Qui t’enfilent au milieu des pâturages Sous l’œil tout rond des bovins, belle des joncs
Oh putain tu te donnes, ça tu te donnes à fond ! Tu donnes donnes donnes tout, belle belle des joncs
Tu tombes aussi parfois sur des sauvages T’alpaguant par les naseaux, belle des joncs Pourtant t’es jamais déçue du voyage Puisque soumise et maso, belle des joncs
Sitôt qu’un gars te l’ordonne, t’écartes les jambons ! Pas nonne nonne nonne, ça non, belle des joncs
Ta teuch ressemble à un vrai marécage Alors un slip à quoi bon ? belle des joncs Les bourgeois, les curés, tu les outrages En leur léchant les bonbons, belle des joncs
Oh t’es trop bonne, attends-moi, j’veux brouter ton bourgeon ! T’es bonne bonne bonne, ma belle belle des joncs
Mais tu restes hétéro, c’est bien dommage C’est leur queue que t’aimes mieux, belle des joncs S’il est blanc, s’il est crémeux, leur fromage Tu t’en mettrais jusqu’aux yeux, belle des joncs
Eh dis voir, tu m’en donnes un p’tit peu ? Partageons ! Donne donne donne, dis, belle belle des joncs
Je te salue, vieille au séant Avide et foutrement béant ! Voici venir ton empaleuse Munie d’un braquemard géant.
Oh ! non, ne joue pas les bécasses Face à ton amie, fée du casse- Rondelle, avec son zizi d’or Fin ciselé, car ça m’agace !
Je te salue, vieille au séant Plus profond que nuit d’océan ! Si peu de vits s’y aventurent, Moi j’ai trouvé un suppléant.
Ton con, ton con… la belle affaire ! C’est pas l’endroit que je préfère. Tourne vers moi l’autre et, à mon Commandement, laisse-toi faire !
Je te salue, vieille au séant Ouvrant — qui sait ? — sur le néant ! Sens-tu l’épaisseur poétique De ce beau dard télescopique ? Tu jouiras, le cas échéant.
Mon trop d’amour Se fait chair et poisseux Court s’étendre au flagrant des lits Sous des ciels à bascule
Mon trop d’amour s’envase Débite des romans fleuves Coule et coule des rivières piégées Pour s’engloutir entre les derniers bras qui traînent
Il saute en croupe Galope jusqu’au bord des lèvres du temps Puis grimpe front contre terre Et prend du lard Arrachant à pleines mains les caresses qui lui reviennent Décuplées
Mon trop d’amour se brûle parfois Sombre aux derniers bras aux derniers bars encore ouverts Et saignant se referme S’éveille au gras d’un prince Rincé
En vraie traînée bien entraînée, Milie se laisse entraîner par ses moindres envies sexuelles, vagabonde de pine en chatte et trace derrière elle un long sillage d’infidélité et de putasserie.
La punir ? Mais comment ? Quoi qu’on lui fasse, cette salope finit toujours par aimer ça...
Aux plaines des garçons j’ai beaucoup galopé, Moi qui fus, à coups sûrs, une humble salope et Une infâme amoureuse ; Mon cœur voulant sans cesse au plaisir se doper, J’ébranlais sur l’échine amie des verges creuses Ma foutue canopée, Ô, pleine des garçons, fille des bois, coureuse !
C’est à genoux, telle une nonne, Les mains jointes et nue, tout pénétrée d’ardeur, Sentant du Paradis déjà la bonne odeur, À deux genoux qu’on m’encanonne.
C’est contre mes reins s’arrimant, À deux genoux aussi, que mon raide ministre, Homme de foi robuste, ahane et m’administre Au sacrum son saint sacrement.
C’est en marchant sur les brisées Des saintes du temps jadis que je fais l’amour À deux genoux, pieusement — peut-être un jour Me verra-t-on canonisée.
Je suis votre amour de jeunesse, Parents par qui tout arriva, Car il a suffi que je naisse, Bambine armée du droit d’aînesse, Pour que vous poussiez des vivats.
Je suis cet amour de sirène Qui vous séduisis jusqu’à l’os ; En un clin d’œil je devins reine, Torchée sitôt que je m’embrène, Promise au paternel phallos.
Je suis votre amour de jeunesse, Mais quelque chose a dû partir En live, et je zone à Gonesse Aujourd’hui, cuite à la Guinness, Mariée en outre à un satyre.
Je suis cette ado trentenaire Qui pointe encore au Pôle Emploi, Minée par ceux qui la pinèrent ; Où sont mes gaietés liminaires, L’âge où je refaisais la loi ?
Je suis votre erreur de jeunesse, Parents par qui tout arriva…