Sur les brisées des saintes (07/07/2026)
C’est à genoux, telle une nonne,
Les mains jointes et nue, tout pénétrée d’ardeur,
Sentant du Paradis déjà la bonne odeur,
À deux genoux qu’on m’encanonne.
C’est contre mes reins s’arrimant,
À deux genoux aussi, que mon raide ministre,
Homme de foi robuste, ahane et m’administre
Au sacrum son saint sacrement.
C’est en marchant sur les brisées
Des saintes du temps jadis que je fais l’amour
À deux genoux, pieusement — peut-être un jour
Me verra-t-on canonisée.
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