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Une fente à la nuit

Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6), Sonnet

Rôde un rayon de lune à son ventre : elle dort,
Et la mousse, enfantant des perles qui scintillent,
Vient éclairer l’orée de ce sentier de fille
      De drôles d’éclats d’or.

Elle a sans le savoir, emmêlant ses chevilles,
Écartelé d’amour une fente à la nuit ;
Partout, rouges, gorgées d’impudeur et sans bruit,
      Volent les escarbilles.

Sait-elle qu’à sa lèvre est suspendu le Temps ?
Que ses halètements me crèvent les oreilles
      Comme un tambour battant ?

Baignée du flux de nos étreintes de la veille,
Je ne respire plus, je suis morte et j’attends
      Que son corps se réveille…

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Commentaires

  • Ça me rappelle vaguement les images du Dormeur du val.

  • Salut, Eric !
    "C'est un trou de verdure où chante une rivière"... :D
    J'ai même mis la mousse et l'image de la mort à la fin.
    Pas fait exprès, mais bien vu.

  • Baignée du flux de nos étreintes de la veille,
    Je ne respire plus, je suis morte et j’attends
    Que son corps se réveille…

    Comme c'est joliment écrit... réveil que diable, réveil le diable !!!

  • Faut pas la brusquer, sinon après elle est de mauvais poil...

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