Toujours à se branler le membre
Dans mon ventre de miel mouillé,
Au parvis de douceur et d’ambre.
Dès qu’il entre me dépouiller,
Tout arque, mes raisons se cambrent
Et ploie mon être agenouillé,
Tant il a rongé de gingembre.
Scande le balancier rouillé
Entre les parois de la chambre,
Lui froisse mon déshabillé.
Il fait torride en plein décembre
À vouloir ardre l’oreiller :
Toujours à se branler le membre
Dedans mon ventre émerveillé.
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Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet
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Le chant des partouzans
Catégories : ChansonAmi, entends-tu ces nanas dévêtues, pas vilaines
Ami, entends-tu : le froufrou de leur cul nous entraîne
Ohé, partouzans, ça n’est qu’en s’entrebaisant qu’on s’éclate
Sortez les zizettes et en avant la bébête à cent pattes
Voici vingt copines assoiffées de votre pine, camarades
Dressez le lingam pour qu’aucune de ces dames reste en rade
Ohé, francs tireurs, allegro sostenuto, fourrez vite
Ohé, culbuteurs, attaquez le staccato de la bite
C’est nous qui brisons les barreaux de vos prisons platoniques
Un vrai consensus nous rassembla pour qu’on suce et qu’on nique
Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, on joue à poupée veux-tu de ma sève
Ici chacun fait ce qu’il peut pour enfifrer les culasses
Ami, si tu jutes, un ami poursuit la lutte à ta place
Demain le bon lait sèchera qu’on a giclé goutte à goutte
Pinez, turlutez, dans la nuit l’Obscénité nous écoute
Mmmmmmmmmmmm (on chante pas la bouche pleine, OK ?)
Mmmmmmmmm...
ad lib.(Putain... même Chirac est venu participer !)
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Au nom du Père
Catégories : Jocelyn Witz
Pâques ?
La résurrection du Fils ?
Les lapinous en chocolat ?Peuh !
Qu’ai-je à cirer de telles fariboles pour bigotes frigides (et gourmandes) ?
Moi je vous parle du Père, ce mâle alpha pas commode qui, dans sa grande munificence, nous a pratiquement toutes et tous engendrées.
Pas le genre à ressusciter, celui-ci.
Et c’est bien là qu’est l’os…https://www.atramenta.net/lire/au-nom-du-pere/103787
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Cette fois tu fais dodo
Catégories : Octosyllabes (8)Ô trou chéri, mon trou qui tète,
toi qu’on dit con, fendu, barbu,
toi qui débordes d’épithètes,
bites et langues : ton tribut ;
havre d’amour, bel orifice
dont mon ventre s’enorgueillit,
suave fourreau, gaine à saucisses
s’ouvrant au moindre chatouillis ;
ô trou de service, ô val moite,
bavant mais sachant rester coi :
lorsque vient l’heure où l’on t’emboîte,
tu ne demandes pas pourquoi ;
fontaine tapie sous la mousse,
grotte sacrée des anciens dieux,
qui frottes tant qu’il en émousse
même les plus acérés pieux ;
ô trou chéri, fais pas la tête
si cette fois tu fais dodo !
Repose-toi, mon trou qui tète
le temps d’une soirée sodo. -
Chaud, l’artichaut !
Catégories : Heptasyllabes (7)Lassées d’aller aux asperges
Et d’emboucher des machos
Elle et moi juste vingt berges
Nous effeuillons l’artichaut
Ô tes poils ô ta moniche
Tout est trempé pourpre et chaud
Creusons-y de tendres niches
En s’effeuillant l’artichaut
Fuyant les vits que la bande
Des garçons qui nous pécho
Voulaient nous mettre à l’amande
Effeuillons-nous l’artichaut
Ô tes doigts ta langue est douce
Pour pas louper nos bachos
Grand oral et mention gousse
Faut s’effeuiller l’artichaut
Nous deux dégoûtées des nouilles
On vivra dans un cachot
Nourries d’amour et de mouille
À s’effeuiller l’artichaut
Ô ton clit ô comme il tremble
Ça nous vaudra pas Dachau
On veut que rester ensemble
Et s’effeuiller l’artichaut
Lassées d’aller aux asperges
Elle et moi on se lèche au
Sein d’une secrète auberge
Nous effeuillant l’artichaut
