Bonheur prohibé (06/08/2026)

Tète, bébé, plus tu tètes
Plus je me pâme à tue-tête
Gardant le secret honteux
D’un plaisir ignoré d’eux

Tète, amour, tant sont parfaites
Nos joies tacites, nos fêtes
Que j’en ai le ventre ardent
Moite à te sentir les dents

Tète, ô fou, plus je t’allaite
Plus mon propre cœur halète
Tout doux, minuscule amant
Ne trahis pas ta maman

Tète, engloutis la sucette
Rose de nos cinq-à-sept
Aspire et creuse sans fin
Le puits noir de nos deux faims

Tète, chéri, bois, rachète
Le bonheur où tu me jettes
Tant pis s’il est prohibé
Tète encore, ô mon bébé

06:05 | Lien permanent | Commentaires (0)