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Au temps des grandes découvertes

Catégories : Heptasyllabes (7)

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous fit scintiller les dents
Tel un néon qui s’allume
On se voyait le dedans

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous jeta sur les bouquins
Interdits et nous les lûmes
En frottant nos saint-frusquins

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous démangea tant et tant
Que des garçons nous voulûmes
Tâter le truc épatant

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous rendit les habits lourds
Glissant plus que des enclumes
Sur nos ventres de velours

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Fit si légères nos chairs
Que nous pûmes jolies plumes
Tôt nous envoyer en l’air

L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Ah pour en rendre le sel
Il me faudrait vingt volumes
Plus épais que des missels

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Commentaires

  • "Le truc épatant"... Je sais pas, je suis pas fana du tout, mais j'ai cru comprendre que beaucoup d'hommes, dont je suis peut-être, s'en servaient comme des manches.

    Le bi.

    P. S. J'ai l'impression que t'as déjà fait un bon bout de la route qui mène aux vingt, voire plus, volumes, moins chiants que des missels. (T'aurais pas des tendances catho occultes ?)

  • Comme des manches ? Hum, un bon manche bien raide...
    On m'a forcée à aller au catéchisme quand j'étais petite, c'est pour ça. Traumatisme. Même après tout ce temps, j'ai du mal à m'en remettre.
    Bises

  • Salut, Bella, ça boume un max ?

    Bougnette, je le connais un chouye : un pervers de chez pervers and Co, un faux cul qui se fait ramoner le fion en couinant. S'il a écrit "manches", c'est qu'il attendait ta réaction. Mais t'es une coquine, toi ? T'as rien moufté sur son "tendances cathos occultes". J'applaudis. Tu lui as mis profond jusqu'au pylore et je suis sûr qu'il a pas compris ce qu'il arrivait. Ménage pas cette raclure de pissotières, ma non troppo, bicoze ce tordu aimerait ça que ça m'étonnerait pas.

    Allez, je te tape le bi, et plus, si tu veux, quand tu veux, où tu veux.

    Amédée 24-12. (C'est mon petit blaze avec mensures.)

  • Mille mercis, Amédée (24-12, mazette !...), pour ces précieux conseils. Cela dit, je n'ai rien, absolument rien contre les garçons qui se font ramoner le cul en couinant. A l'occasion, même, je veux bien me munir de l'accessoire idoine afin de les ramoner personnellement. Quand on peut rendre service...
    Bises à toi !

  • Ecoutez pas cet immondice pourri, vantard et jaloux d'Amédée. Mieux vaut l'ignorer : c'est vraiment un sale type. On s'est déjà fritté. Un coup de boule et il pleurait comme un merdeux. En revanche, Bonetto, c'est un de mes meilleurs amis. Vous avez compris qu'il en pince grave pour vous, Bella ? Si ça vous dit de le "ramoner personnellement", je suis sur que ce sera plaisir partagé. Faudra seulement vous libérer au moins un après-midi ou plus, parce qu'un dépucelage anal en cinq secs, ça suffira pas. Inutile de vous faire un dessin ?

    Continuez à nous régaler de vos polissonneries. La poésie, c'est pas trop ma tasse de thé, mais la vôtre, c'est différent.

    Bonne journée.

  • Oh ! merci Jo. J'ai plus de lecteurs que je ne croyais. Votre dernière phrase en particulier me fait immensément plaisir. Bises

  • Salut, la Belle,

    Avec madame Bitenbois, on lit tes poésies à haute voix et en tenues très légères. Ca nous excite encore plus. On n'est pas seuls. Aux club des "Lurons et luronnes du Bas-Rhin", on est raides dingues de tes vers, on s'en récite, puis on s'enfile. Hier soir, on t'a élue membre d'honneur du club, avec consommation gratuite à vie. Si tu veux récupérer ton titre, fêter l'événement, tu nous écris et on t'invite.

    On te fait plein de bis, et plus si tu veux.

  • Cher Raoul et chère madame Bitenbois, ça me fait drôlement plaisir d'apprendre que, par le truchement de mes petits poèmes, je préside en quelque sorte à vos soirées cochonnes. Dès que mon agenda de malade me permettra de m'aventurer dans le Bas-Rein, je ferai un saut (et même plusieurs) au club, promis. Bises à vous deux ainsi qu'à tous les lurons et luronnes !

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