Ma fente a bercé l’aube
Englouti des peut-être
Rêvé en s’ébrouant
Rompu des lances et des lances
L’insensée
Avec des adversaires
Beaucoup plus râblés qu’elle
Elle n’a ni passé ni sommeil
Tout est neuf
L’œuf
Brille pareil à la pluie
Ma fente splitte
Schize à mort et sans remords
Ouvre un œil de poisson polisson
Cherche à s’emparer du germe de demain
Qu’elle poussera
Poussera à la faute
Ma fente est grave
Parfois rieuse
Toujours vomissant la lumière
Crachant l’âme des poumons du monde
Calcinée ma fente grotesque
Proteste
En redemande
Mille liens cendrés de sang
Cent mêlées de mâles
Cinglée de sangles et d’ongles sales
J’ai peur pour elle
Ma fente a perdu l’esprit
À miauler ses romances visionnaires
Au front des foudres jaunes
C’est pas raisonnable
Ma fente en rajoute
Saute un peu vite aux conclusions
A bercé l’aube vomi la lumière croqué un bout du soleil levant
Impatience…
Vers libres - Page 2
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Toujours vomissant la lumière
Catégories : Vers libres -
Envoyez le jus !
Catégories : Vers libresLes hommes je m’en fiche
Un ici
Un autre là
Plus si affinités grande et belle forme jour faste
Si le courant passe entre nos atomes crochus
Si des câbles et des câbles se déroulent en souplesse
En tension
Froissements soyeux joyeux fusibles
Prise mâle prise femelle
Prise en sandwich
Éprise éprise à maintes reprises
Le doigt déjà sur l’interrupteur
Envoyez le jus
Condamnée toute petite à la fichaise
Électrique
Les hommes je m’en fiche
Plusieurs à la fois
Tout le temps
À la centrale je suis juste un numéro
Une ampoule qui clignote
Circulent s’enculent les particules élémentaires et me délivrent
De quoi j’ai oublié
Ô nous machines inertes
Nos âmes à jamais déconnectées du monde
Augmenter le rendement éviter les pertes en ligne
Guetter la panne éventuelle
Ventiler recharger décharger pomper
Booster
Ne jamais perdre le contact
La foi le fluide l’espoir l’envie féconde génératrice
Sauter les repas
Fondre les plombs fondre en larmes
Aimer l’ombre pour elle-même
Et dans l’ombre suivre l’arc ou le faisceau ionisé
Nos compteurs presque morts qui défilent
Défient les chiffres de l’impossible
La foudre a dû tomber
C’est ce qu’ils se diront à la station relais
Quand ils verront se dessiner nos sinusoïdes folles
Alternateurs malades d’amour
Oui les hommes je m’en fiche
En circuit fermé nos sens tournent en rond
Nos yeux se renvoient les étincelles
L’air sent l’ozone
Et ça crépite et fume aux points de jonction
Où chaque effet de seuil nous propulse plus haut encore
Rien qu’eux et moi
Cosmos de poche
Physique des hautes énergies
Les hommes je m’en fiche
Bien profond
Sans combinaison protectrice ni caoutchouc
J’ai déchiré le revêtement isolant
En gémissant le curseur remonte lentement l’échine du potard
S’épousent nos enroulements de cuivre
Déjà chauds brillants parcourus de frissons
T’en fais une drôle de bobine
Et le murmure s’élève
Vrombissement sourd des forces fondamentales
Déferlant depuis l’autre rive de l’univers
Depuis le temps d’avant le temps d’avant les hommes
Promesse d’un prochain big bang
Claquez la langue ô disjoncteurs !
Shuntez ô chant des résistances !
On risque gros
Tout faire péter n’importe
Accrochez-vous les garçons
Pleine intensité
Puissance maximale
Surtension
TILT ! -
Le digicode je m’en souviens
Catégories : Vers libresJe viens !
Réserve-moi tes pétales intacts
Une joie neuve et bien en chair
Tu m’appelles je viens
Je t’ai cueilli un long serpent de baisers
Il rampera sur ta peau
Rampera si vite que jamais tu ne pourras le rattraper
Si lentement que le Temps lui-même cessera de nous battre aux tempes
Et noiera son chagrin dans l’éternité
Je viens
Tu m’attendras plus lumineuse que la nuit
Plus scintillante que l’hiver aux dents sales qui nous a éparpillées
Oh oui putain je viens
Ventre à terre me vautrer contre ton ventre
Le digicode je m’en souviens
Ta scandaleuse beauté je m’en souviens
Mes doigts n’ont rien oublié
De toutes mes pattes plus ou moins épilées
De toute ma solitude à crever ma libido j’accours vers toi
Je te ferai gémir crier mourir rêver
Je te ferai tout
Comme autrefois tu seras celle nonchalante que l’on butine et moi
Moi
Je serai la pluie d’orage qui te laissera rouge et trempée
La griffe qui t’ouvrira comme un fruit
Je viens
Seule
Si seule
Bientôt seule avec toi Sarah
Bientôt te pénétrant pour me fondre en toi
Et disparaître
M’ancrer sous ta peau quelque part
Ne plus jamais refaire surface
J’en viens à ne plus trop y croire
Tu seras là ?
Bien vrai ?
Réserve-moi tous tes pétales
Une joie neuve
Le digicode je m’en souviens