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Sonnet - Page 3

  • La toison, dehors !

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Ma brousse prolifère — ah ! défrichons gaiement,
    Soyons lisse ainsi qu'une joue de politique ;
    Mon mont se mirera aux lorgnons de l'amant
    Et lui fera de l'œil et raidira la trique.
     
    La vulve prépubère est in en ce moment ;
    Monsieur se sent jeunir, car mon con communique
    Au plan subliminal avec son inconscient :
    Il croit voir une enfant là où la vieille nique.
     
    Mais prudence ! mesure ! Usons à bon escient
    De ce truc, sans couper la branche, en la sciant,
    Où nous aimons percher en postures lubriques.
     
    La chose veut qu'on la rafraîchisse, s'entend,
    Qu'on en dégage les plages roses, la crique
    Au frai tout frétillant d'anguilles électriques.
     

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  • Quand ça veut pas… (poème subliminal)

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Sur Hercule j'avais pensé faire un sonnet ;
    Vous savez, l'impétueux amant qu'eut la farouche
    Omphale, la Lydienne — un sujet qui me touche
    Et fait battre mon cœur, mais ça n'a rien donné.

    Hélas ! — gros hic — en culture antique je flanche ;
    Quoique bonne en culasses et questions pour les mecs,
    Onc ne vis mes élans culminer chez les Grecs,
    Et me voilà face à l'affreuse page blanche.

    Certes il est évident qu'ululer long et fort
    N'y changera rien, la rime fuit, j'en arrive
    A ce point, même, à présent, qu'ulcérée à mort,

    J'ai des douleurs au bide — ah ! Muse, tu me prives !
    Bah ! foin de ce que diront les gens (culot mer-
    Veilleux !), sur ce héros pas moyen que j'écrive.

     

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  • L’orgueil puni (pièce morale)

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Daphné, sublime dinde, ô fille du Pénée,
    Toi qui fermas au dard du radieux Apollon
    Ce grâce auquel humains et dieux nous affolons —
    Ton dédain malvenu, combien j'en suis peinée !

    Il te pria d'amour, tu Lui tournas le cul ;
    Fallait-il que tu sois ingrate et péronnelle
    Pour exclure que la Lumière universelle
    Entre et fasse briller ton petit con têtu !

    Te voici arbrisseau, c'est bien fait pour ta pomme ;
    Tu trônes au front des fats et des généraux ;
    Il aurait mieux valu que l'Ardent te dégomme.

    Que s'abîme le Temps aux gouffres sidéraux,
    Oncques ne connaîtras le petit bout de l'homme,
    Ni les autres menus bonheurs collatéraux.

     

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  • Plaies et gosses

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Ecartant la soie ocre, elle me la fit voir —
    Blessure à jamais vive ! Enchanteuse écrouelle
    Toujours masquée ! En pleurs, moi je voulus savoir :
    « Quel est ton mal, ô reine, ô Amfortas femelle ?

    — Appelle-moi Pandore ! Car j'ai, dans l'univers,
    Semé ces diables fiers, cette imbécile engeance
    Qui dévore tout, comme une invasion de vers,
    Et rit — effroyable — et sur les cadavres danse. »

    Tel ce roi qui se croyait un saint et, honteux,
    Baisait la plaie de l'humble — à genoux, je pris place
    Pour boire à un prodige aussi calamiteux.

    Ah ! menstruez, mes sœurs, afin qu'opprobre passe !
    Il y a sous la lune assez de mal. Ce feu
    Liquide me ravit... mais je reste fumasse.

     

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